Vrai/faux : cinq idées reçues sur l’or

Publié le 30 août 2026

L’or traîne derrière lui une collection d’idées reçues qui coûtent cher : aux épargnants qui s’en tiennent éloignés par prudence, comme à ceux qui s’y jettent pour de mauvaises raisons. Cinq d’entre elles méritent un examen rapide.

« L’or ne rapporte rien »

Vrai, il ne verse ni dividende ni coupon. Mais juger l’or là-dessus, c’est juger un coffre-fort sur sa capacité à verser des intérêts. Son rôle n’est pas de produire, mais de conserver le pouvoir d’achat. Ce n’est pas une carence, c’est sa fonction.

« La fiscalité de l’or est un casse-tête »

Deux régimes, et c’est tout : la taxe forfaitaire de 11,5 %, ou le régime des plus-values, exonéré après vingt-deux ans de détention. Avec une facture en poche, le choix se calcule en cinq minutes. Beaucoup d’actifs « simples » sont fiscalement plus compliqués que cela.

« Il faut acheter un lingot entier »

On investit dans l’or dès quelques grammes, en lingotin ou en pièce. Le Napoléon 20 francs, à 5,80 grammes d’or fin, a été pendant un siècle la porte d’entrée de l’épargne des Français. Le seuil d’entrée est une question de budget, pas de format.

« L’or n’est pas liquide »

Les pièces cotées se revendent partout, vite, et à un prix proche du cours du jour. La liquidité n’est pas le problème. Le vrai sujet, c’est la prime payée à l’achat — c’est elle qui décide si vous revendez sans perte, pas la difficulté à trouver un acheteur.

« L’or ne sert qu’en cas de crise »

L’or est un outil de diversification permanent, pas un gilet de sauvetage réservé aux tempêtes. Décorrélé des actions, il réduit le risque d’un portefeuille en toutes circonstances. On ne le garde pas pour le jour où tout s’effondre ; on le garde pour que, ce jour-là, tout ne s’effondre pas.

Les clichés ont la vie dure, mais ils se démontent un à un, avec des chiffres plutôt qu’avec des impressions.