Vendre son or sans impôt : l’exonération après 22 ans de détention

Publié le 30 août 2026

Il existe en France une niche fiscale que peu d’épargnants connaissent, et qui vaut pourtant de l’or : détenu plus de vingt-deux ans, un placement en métal jaune se revend sans aucun impôt sur la plus-value. Pas d’abattement résiduel, pas de taux réduit. Zéro.

Un abattement qui monte à 100 %

Le mécanisme est d’une régularité d’horlogerie. Dans le régime des plus-values, rien n’est déduit pendant les deux premières années de détention. Puis, à partir de la troisième, l’abattement grimpe de 5 % chaque année. Après 10 ans, 40 % de la plus-value est effacée. Après 22 ans, tout disparaît.

La preuve, toujours la preuve

L’exonération n’est accordée que sur justification. Il faut établir la date d’acquisition et le prix payé : facture nominative, acte notarié, bordereau de succession. Le fisc ne vous croit pas sur parole, et il ne fera pas la recherche à votre place. Sans ce document, il retombe sur la taxe forfaitaire de 11,5 %, quoi qu’il arrive.

Les subtilités qui changent le calcul

Trois détails méritent attention. D’abord, l’abattement concerne l’impôt sur le revenu ; les prélèvements sociaux de 17,2 % suivent la même dégressivité et s’éteignent eux aussi à 22 ans. Ensuite, pour un or reçu par héritage, la date de référence est celle de la transmission, pas l’achat d’origine par le défunt. Enfin, le régime vaut pour les lingots et pièces cotées comme pour les bijoux et les pièces de collection.

Retenez l’inversion de logique : plus vous détenez longtemps, moins l’État prend. C’est la seule classe d’actif où le fisc récompense la patience à ce point.