Fiscalité de l’or : TMP ou plus-values, le choix qui change tout

Publié le 30 août 2026

Vendre de l’or en France, c’est choisir entre deux impôts qui n’ont rien à voir. L’un est prélevé à la source, sans discussion. L’autre ne taxe que votre gain, et finit par disparaître si vous avez été patient. La plupart des vendeurs ne savent même pas qu’ils ont le choix.

La taxe forfaitaire : simple, mais elle frappe tout

Par défaut, la vente d’or physique est soumise à une taxe forfaitaire de 11,5 % du prix de cession. Aucun justificatif à produire, aucun calcul de plus-value. Le revers : on vous taxe la totalité de la somme, y compris si vous n’avez pas gagné un centime depuis l’achat.

Les plus-values : un impôt qui s’éteint

L’autre régime, lui, ne taxe que la différence entre votre prix de vente et votre prix d’achat. Son taux facial de 36,2 % paraît dissuasif, mais un abattement de 5 % par an grignote la base dès la troisième année de détention. Au bout de 22 ans, il ne reste plus rien à imposer.

Le cas qui piège tout le monde

Un exemple concret. Vous avez hérité de pièces d’or dans les années 1990 et les revendez aujourd’hui. Sans facture, l’administration applique la taxe forfaitaire : 11,5 % du tout. Avec l’acte de succession ou une facture datée, vous basculez sur le régime des plus-values, et après 22 ans la facture tombe à zéro. Même or, même vente. Deux factures fiscales radicalement différentes.

Tout se joue donc sur un document : la preuve de la date et du prix d’acquisition. Ceux qui la conservent paient moins, parfois rien. Les autres laissent 11,5 % sur la table. Si vous prévoyez de vendre, ce petit papier vaut plus que le cours du jour.